Suscitons des désirs nouveaux dans le regard des femmes et des hommes!
Des figures hybrides à l’esthétique en
évolution regardent au loin, au-delà de leur environnement immédiat,
cherchant à assouvir un désir encore inaccessible…
Qu’est-ce qu’elles cherchent, qu’est-ce qu’elles regardent,
KESKISPASSLAO?
C’est l’être clos dans les frontières de son corps,
regardant au-delà "par-dessus la barrière" séparant
son monde et le monde, son ici-bas et le là-haut.
Les lumières chaudes et enveloppantes font l’effet
d’un bon feu près duquel on se sent bien parce que ces couleurs
sont celles de la séduction, étalées sur des visages incarnant
la sensualité. Doucement les canons sont distordus : long cou, lèvres,
yeux, formes allongées.
Certains y voient la couleur de la chair, de la viande rouge. C’est chaud,
animal, on a envie de planter les crocs dans les cous offerts. A moins d'être
dérangé d’y voir des écorchés, écorchés
par la lumière parfois jusqu’à l’os.
Ces créatures dont on n’est pas toujours sûr que ce sont des femmes, sont constituées d’une multitude de tâches de couleurs comme autant de cellules aux contours bien définis. J’aime les surfaces de couleurs. Elles frappent au cœur comme une flèche bien ciblée. L’intensité de ce trait noir, qui cerne aussi le regard des femmes et des hommes de l’Orient, renforce leur pouvoir captivant. Ces lignes mates matérialisent ainsi nos limites internes qui, pour autant qu'elles nous définissent, se révèlent également obstacles. S'en affranchir dans la douleur ou dans la joie est l'indispensable cheminement d'un épanouissement inespéré.
Envisager un regard différent vers des désirs
toujours renouvelés, susciter la curiosité des femmes et des hommes
pour l’inconnu en dépassant leurs propres frontières, c’est
le but de ma peinture et le chemin sur lequel j’aimerais emmener les spectateurs
face à mes panneaux.
KESKISPASSLAO? Se poser la question c’est pratiquer l’inverse de
la politique de l’autruche.